vendredi 20 mai 2016

Le pire et le meilleur, chaque jour!


Une journée à vélo est rarement toute bonne ou toute mauvaise, du moins jusqu'à maintenant...Nous passons plutôt de moment 'moches' en périodes d'extase, d'heure en heure. La journée du départ de Millau ne fait pas exception.

Tout a bien débuté alors que nous nous rendons à la gare pour prendre un train de banlieue (le TER) pour Rodez. Nous rencontrons un gentilhomme, cycliste, qui s'est rendu compte que nous avons payé nos billets trop cher sur internet. Il nous accompagne alors à la gare, pour être sûr que nous n'aurons pas de difficulté à faire changer nos billets pour des 'Tikémove', à 1/3 du prix. Le guichetier a râlé,  puis accepté, comme chaque fois que nous demandons quelque chose à quelqu'un, par ici...On dirait toujours que nous les dérangeons dans un premier temps, et ils finissent par s'adoucir assez bien ensuite.


Le train démarre, avec environ 6 passagers, et parcourt 74 km de campagne montagneuse. Trop facile! C'est très beau et agréable, nous sommes contents de notre choix de transport, ça varie le voyage un peu. En sortant de la gare de Rodez, j'enfourche mon vélo et je fais à peine quelques mètres que je dois m'arrêter à cause du trafic. J'essaie de me déclipper le pied droit et je reste prise sur ma pédale! Ah non! Je me vois tomber sur le côté et je ne peux rien faire!!! Me voilà couchée dans la rue, prise dans mon vélo, à me demander si c'est déjà la fin de notre périple. Un homme vient m'aider en récupérant mon vélo et David m'aide à me relever. Je suis un peu sonnée et j'ai de la misère à marcher mais c'est vite passé. Je m'en sort avec une hanche endolorie et un genou bien écorché. Une chance que j'avais un cuissard long!

Après m'être fait un bandage, nous reprenons la route dans un trafic du maudit! La sortie de la ville est en montée, à travers un boulevard dense sans accotement. La plupart des automobilistes se comportent bien, malgré qu'ils conduisent tous très vite. Puis, entendant un grondement, je jette un oeil dans mon rétroviseur et tout ce que je vois est un gros plan de la calandre d'un énorme camion (une van là, Québec), il est à quelques centimètres de ma roue arrière! Un peu plus loin. il me dépasse de très près. J'ai eu toute une frousse! Là, David est loin devant, j'aurais besoin d'arrêter pour reprendre mes esprits mais je ne peux pas...c'est là que je craque! J'ai eu une petite crise de panique qui s'apparente à une crise d'asthme. Normalement je n'aurais pas paniqué avec ça, franchement, mais comme je tremblais encore de ma chute, je n'étais juste pas en état d'affronter ça...


Le reste de la randonnée s'est bien déroulé jusqu'à Figeac où nous avons grimpé un bon coup à partir de Capdenac, sur le Lot, pour ensuite redescendre au bord de la rivière du Célé, au Domaine du Surgié. C'est un superbe camping au coeur d'un tout aussi beau parc municipal. Le soir même, les gens de la ville s'y rassemblent pour entendre un groupe folk/rock espagnol, qui chante en anglais.

Après cette journée assez dense en émotions, nous dormons paisiblement dans un camping presque vide. Pas de doute, la haute saison n'est pas encore commencée, et en plus la température est ordinaire. Ça prend seulement des québécois zèlés comme nous pour dormir en tente ces jours-ci!

1 commentaire:

  1. En effet, je vous trouve des québécois zzzzélés! Vous serez récompensés au centuple comme on disait dans mon temps. Mais il y a malgré tout beaucoup de québécois qui vous envient. Profitez de tout ce qui passe.

    Lisette

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